Attention cher lecteur, je préfère de prévenir : l’article suivant est long
Les BVI,forts de son status off shore, se sont crus longtemps à l’abri de la crise,pensant bêtement que la crise mondiale passerait tel un ouragan aux larges de ses jolies cotes.Aujourd’hui, l’addition est salée et les conséquences au demeurant dramatiques.
Tout a commence par une forte baisse d’activité de l’industrie financière puis du tourisme.
La crise frappant de plein fouet tous les pays quels qu’ils furent, il était évident pour ne pas dire logique que les paradis fiscaux soient également touches .Ainsi les cabinets d’avocats,trusts et autres hedge funds ont du se contraindre à réduire leurs effectifs.De 10 parfois jusqu’à 50%, une véritable épuration s’est amorcée.Première conséquence immédiate : une baisse de la consommation locale affectant des lors les commerces de proximite et leurs marges prohibitives puis dans un second temps, un grand mouvement de migration,essentiellement expats qui venaient de perdre leur travail n’ayant d’autres choix que de rentrer chez eux(Pour rappel, si un expat perd son travail aux BVI, il a deux mois pour en retrouver un sinon merci et en revoir)
Acte 2 : un tourisme en baisse. Les prix pratiques passaient jusqu’à présent.Mais dans un climat de crise, il apparaît rationnel que tout le monde se sert la ceinture et fasse plus attention(On notera qu ‘en cas de crise financière, le premier poste a subir des réductions dans un couple est le budget vacances/loisirs).Ou du moins devrais je dire en demander pour son argent. Il suffit d’observer les divers sites internet spécialisés dans le domaine réduisant en grande majorité les marges et proposant ainsi des offres en adéquation avec une demande plus exigeante et surtout plus limitée financièrement.Ceci est dans le monde normale mais pas aux BVI où les prix sont restes inchangés.Résultats : des hôtels désertés obliges des lors de réduire leur effectif (ce fut le cas de little Dix) voir de mettre la clef sous la porte.Quand aux charters, les players comme Mooring ont déchanté et ont enfin compris en fin de saison (un peu tard) qu’il était temps d’ajuster leur prix en considération du climat ambiant.
Deuxième conséquence : un peu pareil que dans le premier cas puisqu’à nouveau perte d’emploi, baisse de la consommation mais aussi baisse des rentrées financières pour le gouvernement.En effet, moins de permis de travail, moins d’importation (et donc moins de duty), moins de touristes (et donc un manque a gagner pour les aéroports).Dernière en date : le Tourism Board en charge de la promotion des BVI a demande un emprunt de 3 millions de US$ compte tenu certes de sa gestion pathétique mais aussi d’un manque certain de touristes.
Les quelques bateaux de croisière qui ont pu amarrer pour déverser leur flux monstrueux de touristes ont également suivi le pas de la crise : les BVI sont devenus trop chères pour accoster(voire dangereuses)et les quelques clampins descendant du navire sont officiellement une bande de radins comme le disent si bien les commerçants du coin et les taxis.
Acte 3 : le flux migratoire ou hémorragie sans fin.La crise s’installant confortablement sur l’île, on a donc pu observer une augmentation de départs des expat pour une forte diminution des entrées. Les raisons des départs varient : perte d emplois, fatigue générale des BVI, opportunité a l’extérieur, je ne liste plus les motifs exacts mais regarde une autre effet collatéral : les expats quittant l’île en masse, les propriétaires de biens immobiliers se retrouvent sans rentrée locative et des lors avec des emprunts colossaux impayés. On voit ainsi fleurir quelque chose de jamais vu auparavant ici : les saisis pour impayé. Les propriétaires sans scrupule n’ont guère baisse leurs tarifs pensant que ce petit soubresaut ne serait que temporaire.Après plus d’un an, certains se sont enfin décidés a baisser les prix de leurs biens accules par les multiples dettes.
Acte 4 : Début significatif d’ une criminalité.Cela a commence par de menus larcins ici et la(vols de dingys,rétroviseurs et antennes arrachées dans les parkings), puis ce fut le tour de cambriolages (inclus votre hôte)qui ont proliféré comme du chient dent.Plus récemment,agression sur la voie publique impliquant des mineurs et puis hier, un jolie bouquet final : attaque armée d’ un banque (comme d’hab la banque n ‘avait pas de sécurité et aucun témoin cela va de soit). Tous les jours, on peut lire les divers avis d’arrestation ou de jugements en tout genre.C’est a croire que la prison ne sera plus suffisamment grande pour contenir tout ce petit monde.
Acte 5 : Réduction budgétaire.En effet, même le gouvernement corrompu a du se résigner a faire des économies.Après avoir gaspille les caisses publiques, il n y a plus rien et les solutions ne sont pas nombreuses : réduction des effectifs dans le service public (qui est le premier employeur sur les BVI ce qui tend a prouver que nous sommes bel et bien dans un système ‘communiste’
),gel des salaires (sauf les grands chefs..faut pas dec$nner non plus)et surtout arrêt des dépenses. Conséquences : une infrastructure en berne (pour ne pas dire autre chose) : routes vétustes, projets en cours abandonnes (notamment l’hôpital)et j’en passe.Reste bien sur l’ emprunt,solution de facilite permettant de combler rapidement ici et la les trous béhants d’un budget non contrôle.Les générations futures aux BVI vont très contentes de trouver dans quelques années une dette a la Grecque.
Vous l’aurez compris : c’est pas le délire en ce moment ici :s
